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HISTOIRE

Un beau souvenir

Tu me demandes quelque chose qui me fait plonger cinquante ans en arrière et je suis tout étonné de devoir aborder un sujet qui est resté bien enfoui dans ma mémoire ou volontairement oublié, je ne sais. Cette semaine de vacances dans le Var pour faire les vendanges chez des amis d’amis, cette vie de château alors que nous avions des journées bien remplies, penchés sur les grappes de raisin à couper.

Nous sommes époux, pères et grands-pères depuis presque autant de temps et nous avons sans doute l’un et l’autre un regard attendri en repensant à ce que d’aucuns appelleraient notre folle jeunesse.

Déjà le voyage depuis Paris en deux chevaux avait été long et fatiguant, d’autant que je n’avais pas encore mon permis et que tu as dû assumer seul la conduite d’un bout à l’autre.

Je me souviens encore de l’arrivée vers le château situé au bout d’une longue allée de platanes centenaires. Le soleil se couchait déjà et ses rayons apportaient un éclat particulier à la belle pierre ivoire de la façade.

Les hôtes accueillaient notre petite équipe avec gentillesse et servaient des boisons bienvenues par temps chaud. L’apéritif n’en finissait pas et nous nous sommes retrouvés à l’heure du dîner sans avoir lâché nos verres. Le vin rouge de la propriété était servi généreusement et j’avais l’impression que nous étions tous déjà un peu gris. La cuisinière veillait à remplir nos assiettes et son accent prononcé nous amusait. Devant se lever tôt le lendemain nous avons été gentiment invités à ne pas nous coucher trop tard.

A la suite d’un changement de dernière minute ou d’une erreur, nous nous sommes retrouvés dans la même chambre et dans le même lit, un grand lit ancien à baldaquin en bois sculpté d’époque Renaissance sans doute. Il aurait été déplacé de faire des histoires et nous nous sommes regardés en espérant que l’autre ne ronfle pas. Avec un regard amusé, nous avons compris avant même de le formuler oralement que c’est cela qui nous faisait le plus peur. Habitués à nous taquiner, cela c’est terminé par des rires.

Mais je sais ce que tu désires que je décrive d’abord puisque tu me le demandes clairement. Comment a commencé notre amitié il y a plus d’un demi-siècle, amitié toujours vivante, malgré notre éloignement géographique actuel et de longues périodes de silence provoquées comme à notre insu par nos obligations familiales et professionnelles.

Tout juste titulaire de mon bachot, en 1969, j’ai passé le concours d’entrée au conservatoire à Paris, dans la classe de piano. L’ambiance de la classe était sympathique et les profs nous incitaient à déchiffrer ensemble, à croiser nos connaissances d’une classe à l’autre. Lorsqu’un jour, tu as débarqué dans notre classe recherchant un partenaire pour jouer à quatre mains, devant le silence qui accueillait ta demande assez informelle, je suis le seul à avoir répondu « je suis d’accord ». Je me suis jeté à l’eau pourrait-on dire parce que la demande émanant d’un élève d’une classe supérieure, je prenais des risques. Mais j’avais été frappé par ton arrivée soudaine, la porte de la salle même pas complètement ouverte. Un grand gars très brun, un sourire éclatant et naturel venant demander comme un service, une faveur. Nous avons donc pris aussitôt rendez-vous après les cours pour faire nos débuts. Je vois encore la petite salle trop petite pour faire les cours, un peu un carrefour dans l’immeuble, mais avec un grand piano à queue et une banquette adaptée pour jouer à quatre mains. Heureusement je connaissais un peu les Sonates à quatre mains de Mozart et notre première séance ne c’est pas trop mal passée, avec le minimum de fausses notes de ma part. Tu ne m’as fait aucun reproche et tu m’as même proposé un autre rendez-vous pour jouer ensemble. J’étais fier quand même et lorsque nos mains se frôlaient inévitablement en jouant, j’ai senti très vitre ce plaisir partagé de faire de la belle musique ensemble. J’étais étonné qu’un grand élève puisse avoir envie de jouer avec moi, mais au fil du temps tu as partagé si gentiment toutes tes connaissances comme si j’étais ton égal. Tu étais âgé pratiquement d’une année exactement de plus que moi. Découvrir ensemble de nouveaux morceaux que la musique de Vivaldi, Bach, Mozart ou Haendel procure dans son immensité était toujours une joie renouvelée pour nous. Nous avions une commune admiration pour Pergolese et son Stabat Mater. Lors des exercices à deux pianos, on s’est mis à faire appel à nous, sachant que nous étions souvent à deux. Il s’en suivait des séances comiques pendant lesquelles il nous arrivait que nous jouions chacun une main seule à trois sur le piano 1 et le piano 2 ! Malgré les rires, on travaillait dur et le déchiffrage collectif était devenu un plaisir. La musique baroque offre des quantités d’occasions de ce genre et cela nous permettait d’approfondir nos connaissances.

Après un certain temps, enfin quelques semaines, tu as ressenti le désir de me présenter à tes parents. Comme nous étions guindés à cette époque ou à cet âge juvénile. J’avais été invité à prendre le thé dans ce bel immeuble de la rue Faber, sur l’esplanade des Invalides à Paris. J’avais bien compris que nous avions le même genre d’éducation et cela augmentait la sympathie que j’avais pour toi. J’étais indéfiniment touché qu’un grand s’intéresse à moi, même si en définitive nous passions fort peu de temps ensemble à cause de nos études absorbantes. Il fallait aussi parfois courir à l’Opéra Garnier pour des répétitions avec la chef de chœur, ou les cours de mise en scène ailleurs.

C’était un samedi après-midi, notre seul jour de liberté et tes deux parents étaient là pour m’accueillir. En ce temps-là il fallait mettre cravate et costume comme invité, cela a bien changé ! J’avais baisé la main de ta mère et j’ai senti dès lors que nous pouvions parler de généalogie sans problème. Tellement discrets, ou distraits, nous n’avions jamais parlé des cousinages possibles entre nos deux familles, jeu ou occupation favorite de mes parents qui s’amusaient de retrouver des alliances passées à des siècles de distance. C’était là une occupation sans danger d’un club très fermé et select des habitants du faubourg Saint-Germain. Lorsque nous avons pris conscience que nous partagions aussi ces valeurs, cela nous sensiblement rapprochés, s’il en avait été besoin. A la façon des anciens collèges de garçons huppés de Paris, et d’ailleurs, on ne s’appelait plus que par notre patronyme lorsque nous étions seuls et pour nous taquiner, alors que la plupart de nos camarades ne savaient jamais comment s’adresser à nous, en utilisant inconsidérément la particule sans être précédée de notre prénom. Tu faisais semblant de ne pas entendre et tu me jetais un coup d’œil entendu et discret, l’air de dire qu’avec les vilains il n’y avait rien à faire.

Pendant toute l’année scolaire, nous nous sommes souvent retrouvés pour travailler ensemble et avec les autres groupes du conservatoire. Nous sommes allés aussi à plusieurs soirées dans de beaux appartements haussmanniens comme on dit de nos jours, hommage tardif au modernisateur de la capitale. Les jeunes filles qui nous accompagnaient faisaient aussi de la musique et après avoir dansé, il n’était pas rare que la soirée se termine au piano pour chanter des airs classiques déchiffrés à la va vite, au milieu des rires. Tu étais bon danseur, particulièrement de la valse, et j’étais presque jaloux des regards appuyés féminins et admiratifs. J’aurais aimé danser aussi bien. La fin de l’année scolaire est arrivée sans évolution notable dans nos rapports. Nous étions à la fois très proches lorsqu’il s’agissait de musique et plus réservés sur notre vie personnelle. D’une certaine façon j’étais comblé par ton amitié un rien distante. On travaillait dur et il restait peu de temps pour flâner ou même se promener dans Paris les jours de beau temps. On attendait beaucoup des vacances d’été, imaginant un rythme de travail allégé, les concours passés. Lorsque tu m’as proposé d’aller faire les vendanges chez des amis de tes parents dans le Var pendant une semaine, je n’ai pas hésité un instant parce que beaucoup d’étudiants s’offraient ce genre de vacances en travaillant et que nous allions au soleil. Le voyage en deux chevaux a été épique, fort long et inconfortable, je m’en souviens encore ! Pendant ces longues heures, enfermés dans la voiture, j’ai eu l’impression de découvrir une facette cachée de ta personnalité. Tu avais comme une façon nouvelle de me regarder lorsque je me tournais vers toi pour commenter le paysage ou te poser une question. Si j’avais été plus averti, moins distrait peut-être, j’aurais pu y voir comme une sorte d’interrogation dans tes regards devenus un peu appuyés. La situation étant nouvelle, nous étions en voyage, je n’ai pas fait très attention. J’aimais tellement ta décontraction, tes sourires, tes taquineries répétitives que je me disais depuis longtemps que c’est une chance de rencontrer qui s’accorde si bien avec moi. Une fois pour toute, nous ne nous prenions pas au sérieux et cela amusait nos camarades du conservatoire lorsqu’on se taquinait si fort en public, qu’ils avaient comme peur que nous en venions aux mains.

En y repensant maintenant, je me souviens aussi de cette semaine que nous avions passé au moment des vacances de Pâques chez mon parrain de baptême dans la Somme. Déjà la vie de château, malgré un inconfort notoire, mais la possibilité de jouer des heures du piano à quatre mains sur un piano très désaccordé dans le grand salon qui me plaisait particulièrement avec ses six fenêtres et, des balades en bicyclette dans la région. On nous avait donné la même chambre sous les toits et j’étais heureux de t’avoir fait inviter.

A partir de la deuxième année, nous avions parfois l’occasion de toucher un cachet pour avoir accompagné une messe de mariage ou un enterrement même, d’autres fois c’était pour faire répéter une partie du chœur de l’opéra dans un petit studio auquel nous accédions par la place, à l’arrière, l’entrée des artistes. Alors, tu désirais toujours m’inviter au restaurant puisque c’était un supplément non prévu d’argent de poche, tes parents étaient pourtant généreux sur ce point. Tu avais remarqué que souvent lorsque nous entrions dans notre restaurant favori, c’était le soir après les cours et les répétitions, une sorte de silence s’établissait tout à coup. On avait l’air d’admirer deux jeunes gens grands et assez chics qui essayaient de s’installer discrètement. Lorsque tu m’avais dit cela, j’étais amusé et surpris. Tu as même ajouté que c’était moi qui était le plus regardé avec ma crinière rousse, éclatante et un peu hirsute. On portait volontiers les cheveux longs à cette époque. Quand on voit ta bouille, me diras-tu un jour, on a envie de rire, mais de rire de joie. Je n’arrivais pas à savoir si c’était un compliment, une taquinerie, d’autant plus que tu me disais tous cela à voix basse installés à notre table et que tu étais si content de m’avoir fait rougir, ce qui arrivait souvent à mon grand désagrément.

De mon côté, je t’ai invité aussi les jours fastes et nos invitations croisées étaient si naturelles que nous n’y faisons même plus attention. Il arrivait que nous sortions en bande pour aller dîner, filles et garçons, et j’ai gardé un souvenir ému de cette grande camaraderie. Une fois, nous avions par extraordinaire retenu une table dans un bon restaurant, c’était La closerie des lilas, boulevard Montparnasse côté Observatoire. Nous sommes entrés une bonne douzaine et l’une des filles du groupe a annoncé triomphalement au maître d’hôtel : « Nous avons retenu une chambre “ pour une table. D’où des regards surpris alentour puis un rire collectif après rectification. J’avais cru que le maître d’hôtel allait avaler son nœud papillon !

Vers la fin de l’année universitaire, j’avais pensé furtivement que les grandes vacances allaient inévitablement nous séparer. C’était une interrogation un peu sourde, voilée, presque involontaire mais qui venait de loin. Nous avions fait de tel progrès au piano, fruits d’un travail assidu avec des maîtres plus que compétents, qui savaient nous stimuler gentiment mais fermement. Ils nous avaient prévenu de travailler aussi pendant les vacances pour ne rien perdre. On savait à quoi s’en tenir. Alors c’est dire que la proposition des vendanges dans le Var me rassurait, tant pour la nouveauté que par l’occasion de rester ensemble.

Je m’étais déjà interrogé sur l’avenir des amitiés de lycée ou de fac. Alors on ne choisit pas ses camarades d’études, on partage beaucoup de temps ensemble et même hors des cours on trouve moyen de se retrouver pour se distraire. Lorsqu’on est séparé par la distance géographique, les vacances au loin, que reste-t ’il de ces amitiés qui ont été si profondes. Parfois, on doit poursuivre ses études dans un autre établissement, le choix n’est pas volontaire et on se retrouve séparés. Je me souviens très bien de mettre posé la question en songeant à l’année prochaine, tributaire des concours notamment. En même temps, de par notre âge, nous vivions un temps privilégié fait d’un peu d’inconscience, d’incertitude, de manque d’expérience qui doit être le propre de la jeunesse. On débordait d’énergie. Mais en définitive, nous étions sages. Il existait bien des liaisons plus ou moins cachées entre les garçons et les filles, et j’étais presque jaloux de constater qu’un essaim de jolies filles t’accompagnait volontiers. Comme nous étions guindés. On flirtait sans en avoir l’air et on savait s’arrêter à temps. Les études passaient visiblement avant les histoires d’amour. Tu m’avais fait de rares confidences, nullement sollicitées d’ailleurs, sur ta vie sentimentale, mais j’étais heureux de savoir que depuis des mois ton cœur était occupé à temps partiels par une jolie brune d’une autre classe. De mon côté, j’avais commencé une histoire avec une autre jolie brune qui m’était tombée dans les bras, un soir où l’on dansait chez des amis communs. Peut-être avait-elle un peu bu, mais lorsqu’elle m’a dit qu’elle se sentait bien dans mes bras, qu’elle m’a tendu ses lèvres, je n’ai pas résisté longtemps. Plus tard, elle m’a même dit qu’elle désirait être toute à moi, façon explicite de terminer la soirée au lit. Ce qui est arrivé en fait et je n’étais pas son premier amant. Je n’étais pas mûr pour le mariage et je suis encore étonné en y repensant que notre liaison intermittente ait duré plusieurs mois pour se terminer sans heurts par la dépression qu’elle a faite, ce qui l’a conduite dans une maison de repos à la campagne. Je n’y étais pour rien, un excès de travail professionnel m’a-t-on dit. Cinq ans après, j’ai reçu son faire-part de décès. Accident présumé ou suicide, je n’ai jamais su et je pense encore à elle. C’était ma première femme, mais je ne savais pas ce que c’était d’aimer. Lorsque tu m’as dit un jour lorsque nous étions seuls, que tu avais commencé à vivre après ton mariage, je me suis rendu compte avec joie que je pouvais dire exactement la même chose. J’ai aimé cette similitude. Cela me faisait souvenir du temps où nous nous comprenions sans avoir besoin de parler, un regard suffisait parfois. Peut-être est-ce une conséquence du travail des musiciens entre eux. Lorsqu’on joue du piano à quatre mains, ou même à deux pianos, nous sommes pris par la musique à jouer et on avance sur la partition à la même vitesse évidemment. Un regard suffit pour s’ajuster. C’est la même chose avec la musique de chambre. On surveille le flûtiste des yeux pour les reprises, ou le violoniste.

Pour revenir à notre première soirée avant les vendanges, je me souviens très bien qu’après ce dîner bien arrosé, nous sommes montés par le grand escalier pour rejoindre notre chambre au second étage. Une belle rampe en fer forgé d’époque Louis XVI me servait d’appui lorsque tu t’es à moitié écroulé sur moi en posant un bras sur mes épaules, te plaignant d’avoir à monter des étages. Après le premier étage, tu t’es encore rapproché de moi en me susurrant à l’oreille :

– Enfin je vais me retrouver au lit avec toi.

– Heureusement le lit est grand, on ne va pas s’écraser

– Justement, je désire être très près de toi

Ignorant les allusions dangereuses, je répondis :

– Mais avec cette chaleur !

– T’as pas compris que je suis amoureux de toi

– Tu as trop bu surtout, encore un effort on est arrivé

A peine arrivés dans la chambre, tu as commencé à te déshabiller, en jetant au sol tee-shirt, short et caleçon. Les sandales ont atterri devant la fenêtre ouverte et sur un ton viril tu as dit comme si c’était une importante nouvelle :

– Je vais prendre une douche.

J’étais moi-même un peu gris, comme sur un nuage et j’ai ressenti un grand désir de prendre aussi une bonne douche. Tu es ressorti de la salle de bain, toujours nu, en essuyant la masse hirsute de tes cheveux, tout en me regardant fixement. J’étais assis au bord du lit en train de me déshabiller, la chemise retirée entre les mains et je te regardais aussi fixement. Je découvrais ton corps athlétique, cette masse de poils un peu partout, même sous les bras en une touffe qui me semblait énorme. Mon regard allait de la tête aux pieds puis je revenais vers tes yeux, même pas gêné. Ton sourire a succédé à ce regard perçant et j’ai eu vraiment envie de te dire pour faire cesser ce silence :

– T’es beau gosse quand même !

– Alors j’ai des chances, as-tu répondu sur le même ton enjoué ?

Me gardant bien de répondre, j’ai terminé de retirer short et caleçon et je me suis avancé vers la salle de bains.

– Et lave-toi bien le cul surtout, me crias-tu !

– C’est ça, tu peux rêver.

En sortant de la salle de bain bien essuyé, tu m’attendais visiblement, bien installé dans le lit au milieu, les bras derrière la tête, le drap remonté sur ton poitrail poilu.

Pourquoi n’étais-je pas gêné par ton regard qui m’évaluait sans doute, tout était naturel entre nous. Tu m’as dit aussi que j’étais beau gosse et j’ai répondu comme pour changer de sujet que mes séances au club d’aviron sur la Seine m’avaient pas mal musclé. Tu avais déjà fermé les yeux lorsque je suis entré dans le lit et j’ai pris cela pour de la délicatesse. J’étais allongé vers de toi inévitablement, je sentais ta chaleur rayonner et je regardais le plafond en silence. Il faudrait qu’on parle, m’as-tu dit alors doucement.

– De nous deux ?

– Oui, de nous deux. Tu as été choqué de ce que je t’ai dit ?

– Non pas choqué, surpris, je n’ai jamais même imaginé que tu puisses t’intéresser à moi de cette façon.

– Alors tu es choqué, je te dégoûte ?

– Non pas du tout mais il faut que je m’habitue, je n’ai jamais fait cela avec un homme.

– Moi non plus si tu veux savoir et il a fallu qu’on se retrouve par hasard dans le même lit pour que j’envisage cela. On a vécu des mois une intimité privilégiée bien que distante sur ce point et je me rends compte tout d’un coup, comme une révélation, qu’il ne nous manque plus que cela.

– En fait je n’en prends conscience que ce soir. Je n’ai jamais vu un homme nu, regardé ainsi un homme nu, un corps qui est le tien et que je trouve beau. Les séances de douche après le sport avec les copains cela n’a rien à voir.

Alors tu te rapproches de moi et passes un bras autour de mon cou tout doucement, comme si j’allais te repousser. Tu me regardes intensément et je te regarde aussi de la même manière. Un sourire s’esquisse sur nos lèvres, qui se rapprochent lentement. Notre premier baiser est calme et long. J’aime sentir ta langue envahir ma bouche, je goûte ta salive et je te rends ton baiser avec ferveur. A un moment donné, on s’aperçoit que l’on s’endort petit à petit et je te demande de quel côté du dors.

– Du côté droit, réponds-tu.

Alors je me couche de ce côté-là et tu viens doucement te caler contre mon dos, un bras sur mon épaule. Je sens alors ton érection manifeste et je te dis en riant un peu :

– Tout le monde ne dort pas ici on dirait.

Tu profites alors de l’occasion, et ta main va vérifier si je suis dans le même état. C’est la première main qui se pose à cet endroit-là, cela me fait un étrange plaisir, comme si c’était une faveur de se laisser toucher là. Tu gardes l’objet dans ta main comme si tu avais peur qu’il s’envole, mais la pression faiblit assez vite et je comprends que tu t’endors après avoir effectué quelques poussées coquines contre mes fesses.

Le lendemain, tôt, tu te retournes de l’autre côté du lit en baillant. Je vois tout de suite à ton regard coquin que tu prépares une sortie amusante ou coquine :

– C’est bizarre, hier soir j’étais dans un lit enchanté. Il y a un elfe qui est venu me visiter et qui m’a embrassé divinement. Il avait même une belle queue raide, magique, parce que je me suis endormi aussitôt l’avoir saisie.

– Tiens, moi aussi, j’ai rencontré un être enchanté hier soir. J’ai aimé son regard, ses baisers, la chaleur de son corps. Je ne savais que cela pouvait être si bon.

Nous nous sommes regardés longuement dans les yeux, sans nous toucher malgré la proximité, le sourire aux lèvres. Puis tu t’es levé pour aller pisser. J’avais eu le temps de voir la bosse sur le drap provoquée par ton érection matinale. Lorsque tu es revenu, tu étais toujours en pleine forme et lorsque tu es venu t’agenouiller sur le lit, le phallus dressé, j’ai eu envie de le toucher pour la première fois, mais prudent tu t’es un peu écarté et tu m’as pris dans tes bras puissants pour m’embrasser de plus en plus profondément. Tu as repoussé le drap et tu t’es allongé sur moi sans quitter mes lèvres. J’étais un peu écrasé mais heureux. Je n’avais envie de rien que de te sentir contre moi. Bientôt nous étions si excités, ventre contre ventre, queue contre queue, que sans nous toucher, nous avons joui quasiment ensemble. C’est la seule fois de ma vie que c’est arrivé ! Et avec toi seul.

Avant de descendre pour le petit déjeuner, tu as eu le temps de me dire que si tu n’avais pas volontairement un peu trop bu hier soir, tu n’aurais jamais osé me dire que je te plaisais à ce point. Devais-je faire un sacrifice au dieu Bacchus pour le remercier, ai-je répondu très sérieusement pour une fois. Alors tu m’as demandé si j’étais heureux, le motif non précisé tant implicite. Oui j’étais heureux et encore étonné de ce qui nous arrivait.

Ensuite, les jours suivants, j’ai appris à découvrir ton corps et je ne sais pas encore si c’est cela aimer un autre homme ou un autre corps semblable au sien. Je peux dire que j’étais fasciné par la taille de ta queue, et sa beauté aussi. Je ne comprenais pas pourquoi elle me plaisait tant. Cette semaine a été comme une éclipse dans ma vie. Nous avons continué ensemble nos années de conservatoire et un certain succès professionnel a suivi. Nous avons été séparés par notre vie de solistes, les voyages que cela imposait. On suivait fidèlement la carrière de l’autre de loin, puis on s’est mariés la même année. Trois mois après ton mariage, tu m’as téléphoné de New York pour me dire que ta femme était enceinte. J’étais heureux de l’apprendre. Lorsqu’à mon tour j’ai pu te joindre enfin à Marseille où tu habitais, tu as deviné au ton de ma voix ce que j’allais te dire, nous étions encore sur la même longueur d’onde :

– Tu vas être papa aussi ?

– Oui, la même année que toi sans doute.

Et nous avons eu notre premier fils. Le tien porterait mon prénom et le mien le tien. On nous avait taquiné à ce sujet et nous avons assumé notre amitié. Cela a été comme un lointain aboutissement à une amitié qui n’était pas morte. Un voyage parallèle dans la vie. Notre secret était bien gardé et jusqu’à ce jour.

Puisque tu insistes (lourdement !) pour savoir ce qui me plaisait en toi physiquement, pour être franc, je dois dire que te voir en pleine érection pour la première fois après notre première nuit dans le même lit, cela a été un choc. J’étais fasciné et en même temps surpris d’être fasciné, étant donné le poids des préjugés masculins qui nous poussent à faire semblant d’ignorer que le voisin de vestiaire ou de douche est nu et qu’il n’est pas question d’abaisser le regard plus vas que le nombril. Lorsque j’ai pu toucher ton corps un peu partout, je l’ai trouvé beau et attirant avec tous tes poils généreusement fournis. J’ai gardé un souvenir certain de notre première douche ensemble. Je voulais te savonner partout et pouvoir ensuite te lécher partout. Il y avait plus de tendresse que de désir. Pendant cette semaine à Méounes, j’ai pu te voir nu souvent matin et soir. C’était davantage ta beauté physique qui me retenait, même si j’aimais ta tendresse virile. Tu correspondais aux critères habituels, aux canons de la beauté grecque, avec des hanches étroites et des épaules larges, un corps élancé et pas trop musclé. Même tes mollets bien galbés étaient beaux à mes yeux. Tu m’avais demandé ce qui me plaisait le plus chez toi sur le plan physique. Je ne voulais pas te vexer en répondant trop vite n’importe quoi, entre tout me plaît et plus cet endroit-là. La vérité était que c’était particulièrement tes poils un peu partout qui m’émouvaient en premier lieu. Je pense que si tu avais été glabre ou peu poilu, tu ne m’aurais pas plu autant. J’aimais beaucoup les poils de ta barbe de trois jours, très noirs, qui envahissaient aussi ton cou. De longs poils ornaient ton poitrail de la base du cou à la touffe pubienne qui formait un triangle fourni, épais où j’aimais passer les doigts. Les touffes de poils sous les bras me plaisaient aussi et un soir que nous remontions dans notre chambre, j’avais été sensible à l’odeur de tes aisselles. Je t’avais retiré la chemisette et soulevé un de tes bras pour voir des gouttes de sueur perler. Je les avais léchées et tu avais l’air d’apprécier puisque tu as soulevé ensuite ton autre bras. En fait, toutes les zones poilues m’attiraient. Tes fesses à moitié recouvertes de longs poils non frisés, tes cuisses et tes mollets, jusqu’aux phalanges de tes doigts de pied avec de petites touffes. Tes mains et tes avant-bras aussi bien fournis en poils. Au bas des reins se trouvait aussi un charmant coussinet de poils et un jour que je l’admirais sans que tu y prennes garde, tu t’es penché en avant avec souplesse pour lacer ta chaussure. J’ai vu tes poils denses de ton cul et je les ai écartés doucement pour découvrir la chair tendre et rose de ton anus. Je t’ai dit de ne pas bouger et je t’ai caressé longuement. Cela me rappelait un peu le buisson féminin et le plaisir que cela donne aux femmes. Tranquillement tu m’as demandé d’arrêter parce que sinon on allait manquer le dîner. Mais le long baiser que tu m’as donné ensuite, précédé de félicitations pour mon incursion dans cette zone secrète, m’a permis de comprendre que tu avais aimé cette caresse. Quel étrange élan de tendresse m’avait poussé à faire ce que je n’avais jamais fait à personne. C’est l’endroit que l’on ne dévoile que dans l’intimité, même avec une certaine réticence, et tu m’avais offert cela sans même y penser. Lorsque nous sortions de la douche le soir après une bonne journée de cueillette, étalés sur le lit et nus, j’aimais caler ma tête contre ton ventre, en particulier l’espace doux et poilu entre ton nombril et ton pubis. On avait besoin de se retrouver seuls et dans le calme. Je frottais ma joue en douceur et j’avais l’impression d’écouter ton corps. Je suçais aussi à l’occasion les premiers poils pubiens à ma portée, je les tirais un peu et tu te dandinais un peu en me disant que cela te chatouillait. Comme nous avions des journées chargées, fatigantes, nous étions convenus de ne pas faire l’amour tous les jours. Dans nos regards, on voyait très bien le désir qui était présent et nous étions fiers de nous dominer assez pour attendre le dernier soir avant notre retour. Si je me souviens bien qu’après une nuit assez agitée, comme on dit pudiquement, nous avons réitéré nos exercices avant de nous lever. Il fallait terminer les vacances en beauté !!!

Puis, il y a eu une coupure due aux vacances. Nous sommes partis chacun avec nos parents, frères et sœurs, toi en Suisse et moi en Autriche, comme d’habitude. A la reprise des cours en octobre, en se retrouvant nous avions l’air d’avoir oublié cette curieuse semaine à Méounes et nous n’en avons même pas parlé. L’année d’études s’annonçait chargée. Je pense que nous avons souffert de ne plus vivre l’intimité que nous avions connue, on le voyait bien dans nos regards un peu interrogatifs, mais il faut croire que notre vocation n’était pas là. Nous nous sommes mariés en fin d’année sans nous concerter vraiment, sinon que nous savions que des fiançailles étaient en cours et, lorsque tu m’as dit au cours de la réception qui avait suivi votre mariage que tu n’oublierais jamais ta plus belle semaine de vacances dans le Var avec moi, je n’ai pu que te répondre sincèrement, ému, qu’elle avait été aussi la plus belle pour moi. Depuis, Je n’ai jamais plus été attiré par un autre homme, sans doute à la fois parce que le désir du mariage, d’une épouse et d’enfants correspondait à ma nature profonde, et parce que je ne pouvais imaginer rencontrer quelqu’un de mieux que toi. Je pense que le véritable amour ne peut exister qu’avec une femme. J’ai été comblé de ce côté-là et je sais, puisque tu me l’as dit, qu’il en est de même pour toi. Mais la tendresse qui a existé entre nous, cela ne s’oublie pas. C’est le cadeau que vous fait la vie, une seule fois peut-être pour certains et il ne faut pas le manquer.

J’espère avoir répondu à ta demande.

Merci pour vos retours si vous avez vécu quelque chose de semblable.

Bertrand

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